Sûreté de l'État • Royaume de San Andreas

Règlement & Code de la Sûreté de l'État

Ce règlement fixe les droits, devoirs et obligations de l'ensemble des agents de la Sûreté de l'État du Royaume de San Andreas. Toute infraction à ce code peut donner lieu à des sanctions administratives, disciplinaires ou pénales.

Sûreté de l'État – Illustration

Section

Article I - Règles Fondamentales

I.1
L'Équipe d'O'TanticLife ci-après « l'équipe » ou « le staff » est composée de joueurs bénévoles, recrutés selon un processus rigoureux, et formés pour assurer le bon fonctionnement du serveur. Ils sont là pour veiller au respect des règles, à la bonne ambiance, et à l'immersion de tous les joueurs. Vis-à-vis des joueurs, l'équipe est là pour aider, conseiller, et est qualifiée pour intervenir dans un cadre de moderation et de gestion des conflits. Il est impératif de respecter les décisions de l'équipe, de suivre leurs instructions, et de ne pas les contester publiquement. Toute contestation doit se faire par les moyens appropriés, sur le site web.
I.2
Toute contestation d'une sanction ou d'une action du staff doit être formulée de manière claire et précise, en fournissant toutes les preuves nécessaires. Concernant les sanctions imposées par le staff, seules les bannissements de plus de 7 jours doivent contenir une preuve de la sanction endéans les 72 heures après l'émission de celui-ci. Pour les autres sanctions plus légères, le Staff n'est pas tenu de fournir de preuve, car les décisions du staff font foi et sont irrévocables jusqu’à preuve du contraire.
I.3
Le joueur doit rester dans son personnage en permanence. Toute référence à la réalité (vie réelle, Discord, staff, etc.) pendant une scène est proscrite
I.4
En cas de problème, la scène doit être jouée jusqu’à son terme, puis signalée via les canaux prévus avec preuves.

Section

Article II - Création et Cohérence du Personnage

II.1
Chaque personnage doit avoir une histoire crédible, avec des origines, une personnalité, et des motivations propres.
II.2
Les décisions prises en jeu doivent refléter la peur, la douleur, les risques, ou au contraire à la confiance, selon les situations vécues.
II.3
Il est attendu de chaque joueur qu’il fasse évoluer son personnage en fonction de ce qu’il vit dans le Royaume.

Section

Article III - Interaction et Scènes

III.1
Une scène est une interaction, et non un combat à gagner. Le but est de rendre l'échange vivant, logique et immersif.
III.2
Même une scène défavorable doit être jouée avec respect et fairplay.
III.3
Il est interdit de refuser une scène ou de la quitter sans raison valable. Toute scène doit être jouée jusqu’à son terme, sauf en cas d'abus manifestes, d'intervention de l'équipe d'O'TanticLife, ou de problèmes techniques.

Section

Article IV - Intégrité du Jeu de Rôle

IV.1
Un personnage ne sait que ce qu'il a vu, entendu ou appris en jeu. Il est interdit d'exploiter une information obtenue hors du jeu — conversation vocale extérieure, message privé, diffusion en direct, écran d'un autre joueur, liste des connectés — pour orienter ses décisions. Reconnaître une voix ne vaut pas reconnaître un visage : tant que votre personnage n'a pas identifié le sien, il s'adresse à un inconnu. De même, l'identité réelle d'un joueur derrière un personnage n'existe pas dans le Royaume et ne peut jamais être invoquée dans une scène.
IV.2
Aucun joueur ne décide seul de l'issue d'une action qui implique autrui. Les actions décrites doivent laisser à l'autre partie la possibilité de réagir, d'échouer ou de se défendre. Sont notamment proscrits : s'attribuer une force, une résistance ou une compétence que le personnage n'a jamais acquise, enchaîner des gestes qu'un corps humain ne saurait accomplir, ignorer une blessure subie, ou décrire le résultat d'une action à la place de celui qui la subit. Un personnage entravé, blessé ou menacé se comporte en conséquence, y compris lorsque cela le dessert.
IV.3
Votre personnage n'a qu'une vie et le sait. Face à une arme, à un nombre supérieur ou à une situation manifestement perdue, il doit adopter le comportement qu'aurait toute personne raisonnable : obtempérer, négocier, fuir s'il le peut. Se jeter sur un canon braqué, provoquer une escouade entière ou refuser d'obéir sans le moindre appui relève de la mise en scène gratuite et non du jeu de rôle. La bravoure se joue, elle ne s'improvise pas contre toute vraisemblance.
IV.4
Lorsqu'un personnage perd connaissance et se réveille aux soins, il ne conserve aucun souvenir des instants ayant précédé sa chute : ni les visages, ni les motifs, ni le déroulement de l'agression. Il lui est interdit de retourner sur les lieux, de désigner ses agresseurs ou de reprendre la scène là où elle s'est arrêtée. Il peut en revanche déclarer ce qu'un amnésique déclarerait : qu'il a été blessé, et qu'il ignore par qui. Cette règle ne s'applique pas si le personnage a été secouru et réanimé sur place dans le cadre de la scène.
IV.5
Quitter le serveur pour se soustraire à une interpellation, à une menace, à une dette ou à toute conséquence en cours est assimilé à une fuite hors des règles. En cas de coupure indépendante de votre volonté, il vous appartient de revenir dès que possible et de reprendre la scène dans l'état où vous l'avez laissée, ou d'en informer l'équipe. La déconnexion n'efface aucune situation : elle la suspend.

Section

Article V - Violence, Conflits et Criminalité

V.1
Aucune agression ne peut être commise sans motif né du jeu et sans interaction préalable. Un différend, une dette, une rivalité, une provocation : il faut une raison que votre personnage puisse énoncer et que la victime ait pu percevoir. Ouvrir le feu sur un inconnu, faucher un passant ou frapper au hasard, fût-ce en incarnant un criminel, constitue un manquement grave. La folie n'est pas un motif recevable sans validation préalable de l'équipe.
V.2
Un véhicule n'est pas une arme. Il est interdit de percuter volontairement un piéton, un deux-roues ou un autre véhicule pour blesser, tuer ou interrompre une scène. Les forces de l'ordre elles-mêmes ne recourent à l'interception par contact que dans le cadre de leurs procédures et sur une cible motorisée. Après tout choc, quel qu'en soit l'auteur, la scène doit être jouée : dommages, douleur, immobilisation.
V.3
Braquages, extorsions et prises d'otages sont des scènes majeures : elles exigent une préparation, un nombre raisonnable de participants, des exigences formulées et une porte de sortie négociable. Prendre en otage une personne consentante, un proche ou un membre du même groupe pour obtenir un avantage est irrecevable. Un otage est un être humain que l'on protège pour en tirer quelque chose : le maltraiter sans raison, l'exécuter sans sommation ou le détenir indéfiniment vide la scène de son sens.
V.4
Certains lieux garantissent la sécurité de tous : abords des hôpitaux et des casernes, hôtel de ville et Capitole, commissariats, points d'apparition et zones administratives. Aucune action hostile — menace, agression, vol, poursuite — ne peut y débuter ni s'y poursuivre. Y entraîner délibérément un adversaire pour le mettre à l'abri ou pour l'y piéger constitue le même manquement.
V.5
Une scène close ne se rouvre pas par la force. Après une confrontation achevée, il est interdit de revenir immédiatement sur les lieux pour se venger, de rappeler des renforts au seul motif d'avoir perdu, ou de poursuivre l'affaire hors du serveur. Une rancune se construit, se prépare et se rejoue dans un cadre nouveau, avec un délai raisonnable et un prétexte que l'on peut défendre.

Section

Article VI - Conduite et Circulation

VI.1
La conduite doit rester crédible pour le véhicule utilisé et pour la situation. Franchir un dénivelé impraticable, rouler durablement à contresens, traverser un centre-ville à pleine vitesse sans raison, ou enchaîner des manœuvres qu'aucune voiture ne supporterait sont des comportements proscrits. La vitesse se justifie par la fuite, l'urgence ou la course convenue — jamais par le confort de déplacement.
VI.2
Un choc a des conséquences que l'on joue : véhicule endommagé, douleurs, perte de connaissance possible. Il est interdit de repartir comme si de rien n'était après une sortie de route ou une collision sérieuse, de refuser les secours par simple commodité, ou d'abandonner sur place une victime que son personnage aurait secourue. Le délit de fuite existe et peut se jouer — il s'assume alors devant la loi.
VI.3
Les véhicules de secours et de police en intervention bénéficient de la priorité. Il est interdit de leur barrer la route, de les suivre pour observer une intervention, de stationner sur une scène en cours ou de s'agglutiner autour d'un accident sans y avoir de rôle. Le badaud existe, mais il reste à distance et obéit aux consignes.
VI.4
Le véhicule doit correspondre à la situation et aux moyens du personnage. Un sans-emploi au volant d'un véhicule de luxe, un civil circulant dans un engin militaire ou de service, ou l'usage d'un véhicule d'institution sans en exercer la fonction rompent la cohérence du monde. L'origine d'un véhicule doit pouvoir être racontée.

Section

Article VII - Institutions, Métiers et Services Publics

VII.1
L'autorité conférée par une fonction s'exerce dans les limites de son cadre. Un agent ne procède à un contrôle, une fouille, une saisie ou une interpellation que sur un fondement qu'il peut exposer. Un soignant ne subordonne pas les soins à une contrepartie. Un élu n'use pas de sa charge pour servir ses intérêts privés. L'abus se juge à l'écart entre l'acte et le motif invoqué, non à l'issue de la scène.
VII.2
La corruption est un ressort de jeu légitime, mais elle se construit : une relation, un intérêt, un risque assumé. Elle ne peut être ni systématique, ni immédiate, ni exercée à l'échelle d'un service entier. Un agent qui monnaie sa fonction s'expose aux enquêtes internes et à la révocation ; celui qui le fait sans histoire préalable, pour un gain immédiat, sort du jeu de rôle.
VII.3
Se présenter comme policier, soignant, magistrat ou représentant de l'État sans en exercer la fonction est un délit dans le Royaume, et un manquement lorsqu'il s'agit d'obtenir un avantage hors scène. L'usurpation peut se jouer — elle se paie alors devant la justice. Elle ne peut jamais servir à contourner une règle, à accéder à un lieu réservé ou à s'emparer d'un véhicule de service.
VII.4
Prendre son service engage à l'assurer. Il est interdit de rester en fonction pour le seul bénéfice des accès qu'elle procure — armement, véhicule, fichiers — sans répondre aux appels ni participer aux interventions. Quitter son poste au milieu d'une affaire en cours, sans transmission à un collègue, désorganise le service et pénalise les joueurs qui en dépendent.
VII.5
Les registres et intranets du Royaume — dossiers judiciaires, dossiers médicaux, fichiers du personnel, actes administratifs — contiennent des informations que seul un agent habilité consulte, dans l'exercice de ses fonctions. Les consulter par curiosité, en diffuser le contenu hors du cadre professionnel, ou y inscrire des mentions fantaisistes constitue un manquement grave, indépendamment de l'usage qui en est fait ensuite.

Section

Article VIII - Biens, Économie et Comptes

VIII.1
Tout vol suppose une scène : une approche, une contrainte ou une ruse, et une victime en mesure de réagir. Dépouiller un personnage inconscient de la totalité de ses biens, vider un inventaire sans interaction, ou voler un joueur hors ligne sont proscrits. Le butin doit rester proportionné à la scène jouée : on prend ce que l'on est venu chercher, pas tout ce qui se trouve là.
VIII.2
Les biens, véhicules, propriétés et sommes du Royaume n'ont de valeur qu'en son sein. Il est formellement interdit de les échanger contre une contrepartie extérieure au jeu, quelle qu'elle soit. Sont également proscrits les transferts destinés à contourner une sanction, une saisie ou une faillite, ainsi que la constitution de personnages secondaires servant de réserve de biens à un personnage principal.
VIII.3
Tout défaut du serveur — duplication d'objets, franchissement de décor, gain indu, script se comportant anormalement — doit être signalé à l'équipe sans délai et cesser d'être utilisé dès qu'il est constaté. L'exploiter, le partager ou le conserver par-devers soi constitue le manquement le plus lourdement sanctionné du présent règlement, la restitution des gains n'exonérant pas de la sanction.
VIII.4
Un compte appartient à une seule personne et ne se prête pas. Le partage, la cession, la vente ou l'usage du compte d'autrui engagent la responsabilité du titulaire pour tout ce qui s'y produit. Il en va de même des personnages : un personnage est incarné par le joueur qui l'a créé, et par lui seul.
VIII.5
Le Royaume n'est pas une place de marché. Sont proscrits la promotion d'autres serveurs, la sollicitation de joueurs pour les rejoindre, la diffusion de liens commerciaux ou de collectes, et le démarchage par message privé. Les créateurs de contenu diffusant leurs sessions restent bienvenus, à condition de ne pas transformer le jeu des autres en support publicitaire.